Quoi de neuf chez Inner Voices ? Quand le doute s’ancre.
Oui oui je suis toujours là !
Je viens de constater que je n'avais rien publié depuis longtemps, et à ma grande honte j'ai même zappé le dernier Vendredi Merci. Oopsies.
Je ne sais pas pourquoi il devient si difficile de m'asseoir ici et de vous écrire. Pourtant j'adore partager avec vous. Bizarre...
Ce matin, j'ai fait face à l'inévitable constat qui planait au-dessus de ma tête depuis une semaine: il me faut creuser plus profondément dans mon style artistique. J'ai ce sentiment profond qu'il manque quelque chose dans mes créations. Je ne sais pas encore quoi. Une âme ? Plus de caractère ? Je ne sais pas...
En plus de la peinture, j'ai enfin renoué avec mon Art Journal/Journal Créatif. Je ne l'avais pas ouvert depuis fin mars ! J'ai aussi beaucoup de plaisir à prendre les photos pour mon projet de 365 auto-portraits et j'apprends énormément sur moi dans le processus. Je poste quelques unes des photos sur mon compte FlickR: par ici.
Je travaille d'arrache pied tout en essayant de garder le plaisir intact.
Je suis du genre à me mettre énormément de pression sur les épaules car toujours à la recherche de la perfection dans ce que je fais. Mais j'apprends également que chaque imperfection a quelque chose de positif à m'apporter et que je peux en tirer beaucoup au final.
J'aime beaucoup la possibilité de prendre des photos «sur le moment» avec mon téléphone. Voici quelques unes (vous pouvez cliquer pour agrandir):
Et puis ça a enfin fait «clic» dans mon esprit, et je suis de nouveau pleine d'idées, j'ai enfin de nouveau du plaisir à créer en me disant que les imperfections de mes créations sont aussi ce qui fait leur charme.
Décharger et jouer dans mon journal y est aussi sans doute pour beaucoup. Tout le monde ne peut pas aimer ce que je fais, pour sûr. Il y aura toujours quelqu'un pour critiquer, que ce soit directement ou derrière mon dos, je le sais et je fais avec. Cela n'empêche que si j'en suis là maintenant, ce n'est pas pour abandonner lâchement aux premières difficultés !
Comment faire face aux doutes ? Les ignorer ne fonctionne pas et ne fait que repousser la confrontation (pour moi, du moins). Ma solution: les écouter, savoir pour servir quoi sont-ils présents et trouver la contre-partie positive. Chaque doute et chaque peur est là pour une raison après tout. Comme ma peur paralysante de m'enregistrer en train de parler anglais n'est là que pour mettre en avant ma peur de m'exprimer et de mal le faire, d'être tout simplement incomprise dans ce que j'essaie de faire passer.
Quelle est votre solution pour chasser les doutes et les peurs lorsqu'ils sont tellement présents qu'ils en deviennent paralysant ?
Je plante mes graines de Rêves…
Je vous ai parlé il y a peu de temps dans un de mes Vendredi Merci du grand journal que je me suis trouvé. Je le dédie à mes Rêves, petits et grands; ainsi qu'à mes WishBoards.
Pleins d'immenses pages à remplir. Inspirée par la fantastique Andrea Schroeder, je dresse des cartes vers mes rêves et creuse afin de les faire devenir réalité.
Voici la première page:
Page simple, réalisée uniquement avec des PanPastels (visage et fond) et des Color Shots de Lindy Stamp Gang (vous ne voyez malheureusement pas correctement les sublimes reflets sur la photo).
Sur son corps sont marqués mes intentions, je vous les traduis:
Je plante des Graines de souhaits.
Je les arrose avec Amour.
Les regarde pousser.
Puis je récolte ces Souhaits alors devenus Réalité.
Il est temps de reprendre ma vie en mains, de la sculpter afin qu'elle ressemble à mes aspirations. Vous savez, cette sensation qui prend au bide et qui nous dit «Change ta vie tant qu'il en est encore temps. Elle peut être ce que tu décides qu'elle soit et non pas ce qu'elle devrait être.»
Je suis une grande adepte du «Ne te plains pas si tu ne fais rien pour que cela change», et souvent avec les autres cette vision de la vie passe ou casse. Mais je l'applique surtout à moi en fin de compte. Mon plus grand souci parfois dans ces cas-là est de trouver quelle route prendre afin de changer ce qui ne me convient plus et je fais face à des voies semblant alors sans issue positive. Ma solution alors est d'envoyer un souhait à l'Univers, d'expliquer clairement et simplement la situation puis de demander de l'aide; ensuite je zappe et passe à autre chose jusqu'au moment où la solution pointe son nez (souvent de façon plutôt inattendue !!).
Et vous, quelles graines plantez-vous ? Comment en prenez-vous soin ?
Accepter ma Différence… et trouver ma Voix.
(Non, il n'y a pas de faute d'orthographe dans mon titre
).
Il y a quelques mois, j'ai créé cette peinture: 
C'était alors ma façon à moi de m'affirmer «Je reconnais enfin qu'être différente est une bonne chose tant que je l'accepte pleinement». Je me sentais tellement en dehors de tout. Comme si je n'appartenais nulle part, à rien. J'étais seule et le vivais plus que mal.
Pourquoi n'avais-je pas les mêmes centres d'intérêt que mes camarades au lycée ? Pourquoi ne se préoccupaient-ils pas des mêmes choses que moi ? Pourquoi personne ne voyait donc cette immense souffrance dans laquelle je baignais ?
Cela m'a demandé des années avant de me sentir bien. Pas particulièrement dans mon corps, non, mais pour finalement faire la paix avec mon Âme. Acceptation...
Il y a quelques nuit, j'ai fait un rêve duquel je me suis réveillée avec la certitude de devoir le noter immédiatement dans mon Journal (toujours avoir un carnet et un crayon sur la table de chevet... une de mes règles numero 1) afin de ne rien oublier. En voici un bout:
Cela implique un groupe d'étudiants en art dont je fais partie, un grand jardin publique où se trouvent des arbres gigantesques, un professeur (note: personne réelle, artiste vivant à Portlant et dons les bras sont remplis de tatouages... vous voyez qui c'est ?) ainsi qu'une compétition entre plusieurs groupes. À un moment donné, mes camarades sont tout excités par le fait que Michael Jordan nous donne un bout de son maillot officiel à intégrer dans notre collage... je ne comprends pas la raison de cette exaltation. Je m'isole et commence à pleurer. C'est alors que notre professeur vient vers moi, me fait signe de m'assoir sur l'herbe et me demande pourquoi je pleure; je réponds que je ne comprends pas pourquoi je ne ressens pas la même chose que les autres, que je veux simplement continuer notre projet et voir à quoi cela va aboutir, pourquoi suis-je encore à part de la masse. Voici alors ce qu'il me répondit:« Tu es passionnée depuis longtemps, tu as la création qui coule en toi. Accepte le fait d'être différente, d'avoir ton propre style, ta propre voix. C'est ce qui fait que tu es unique, c'est ta force. Alors oui, cela implique de la solitude, souvent, et aussi aller à contre-courant parfois, mais écoute cette petite voix en toi, amuse-toi, expérimente, et tu verras bien ce qui en découlera ! Cependant, ne te perds pas en route parce que tu as voulu faire comme la majorité: ce serait du pur gâchis.».
Ne rigolez pas à ce rêve... la forme est un peu bizarre, certes (je veux dire... que vient faire Michael Jordan et son maillot orange fluo ??). Le message est très important pour moi.
J'ai longtemps eu peur de dire tout haut «Je n'aime pas les créations vintage» «La mode des objets Steampunk ne me parle pas tant que ça» «Mais c'est qu'est-ce qui est merveilleux dans les encres Distress ?!». Aller contre le courant et ce qui est IN peut être terrifiant, ça l'était pour moi du moins. Surtout lorsque je débutais dans l'univers artistique et que je tâtonnais à trouver ma place.
Mes premiers pas ont été faits dans le monde excentrique de Suzi Blu et sa classe Les Petites Dolls (la première qu'elle enseignait... pour dire que c'est loin maintenant). Mes premières Trollettes ressemblaient aux siennes, en moins bien, je copiais pour apprendre, pour comprendre. Puis je m'en suis éloignée de plus en plus en trouvant ma voix, mon style. Cela m'a demandé deux ans de travail quasi quotidien, d'expérimentations, d'échecs parfois cuisants. Mais aujourd'hui, je vois toujours autant de Petite Dolls dans le milieu artistique, les mêmes que Suzi Blu, comme s'il était plus facile de continuer de copier (sans doute sans que cela ne soit même conscient) plutôt que de chercher à découvrir son propre style; cela me met en quelques sortes mal à l'aise sans trop savoir exactement pourquoi. Attention, je ne les blâme pas ni rien, j'essaie de comprendre.
Celat m'a donc pris environ deux années entières pour définir ce que j'adore, ce que je n'aime pas, explorer les outils qui me conviennent le mieux... deux ans à y bosser tous les jours un peu ou presque; cela ne se fait pas en un jour (ou alors si c'est le cas pour vous, vous êtes super chanceux). Et je suis toujours en train d'expérimenter, parce que je suis comme ça.
Accepter la Zarbi en moi, et accepter que cela se reflète obligatoirement d'une façon ou d'une autre dans ce que je créé, est un énorme acte de foi.
PS: Si vous aimez cette illustration, vous pouvez en acheter une impression dans ma boutique Etsy.
Nouveau projet personnel: 365 auto-portraits.
Hello !
Je crois vous en avoir déjà parlé récemment, mais mon esprit est embrumé et je peux me tromper. Je travaille actuellement beaucoup sur mon rapport avec mon corps. Et pour cela, j'utilise beaucoup d'outils différents.
Je me souviens d'une conversation que j'ai eue avec Samantha Kira l'an dernier, lui vantant les mérites de la prise régulière d'auto-portraits. Il est vrai que j'ai presque toujours adoré cette pratique et ce malgré les problèmes d'image auxquels je suis confrontée depuis si longtemps. Cela n'a rien à voir avec être narcissique et contempler à quel point je suis belle, car ce serait mal interprété mes intentions. Mais ces photos que JE prends de MOI sont une façon à part entière de m'explorer et me découvrir. Apprendre à nouveau à aimer et chérir ce corps que j'ai sans doute choisi en m'incarnant.
Je flânais hier matin dans les nombreux dossiers de mon plus gros dossier "auto-portraits" sur mon ordi quand je suis tombée sur les gros plans que j'avais faits de mon visage. C'est alors que j'ai remarqué l'existence de tâches de rousseur sur mes joues et mon nez; voyez-vous, j'ai toujours envié les personnes ayant des tâches de rousseur. Je ne savais même pas en avoir ! Elles sont juste trop pâle par rapport à ma couleur de peau pour être vu avec évidence. Mais elles sont bien là ! Et je ne l'aurais sans doute jamais su sans avoir fait ces auto-portraits...
La semaine dernière, je discutais avec mon amie Anu (prononcez "Anou") lorsque l'idée de commencer un projet personnel de 365 photos (une par jour) a germé dans mon esprit. MAIS je ne voulais pas faire le projet d'immortaliser quelque chose qui marquerait ma journée (bien que j'adore voir toutes ces photos quotidiennes fleurir à droite à gauche sur le net). C'est ainsi que mon projet est né.
Puis d'une pensée en entraînant une autre... j'ai décidé de documenter tout ça de façon privée. Ainsi, dans un an j'aurai 365 photos et pensées que je pourrai imprimer et relier. Je n'ai aucune idée d'où cela va me mener; mais je suis persuadée que cette idée de projet ne m'est pas venue "par hasard"...
Anu me disait qu'elle ne voulait pas se joindre à moi car elle ne veut absolument pas se voir jour après jour. MAis c'est justement mon but: apprendre à m'aimer telle que je suis au quotidien. Je refuse de mettre du maquillage juste pour prendre ma photo quotidienne et donc avoir moins honte de moi. Je veux me voir comme je suis.
Je pense que je suis folle de commencer un projet pareil sans savoir ce que cela va donner mais peu importe ! Je me lance tout de même. Je suis nerveuse mais excitée à la fois.
Pour illustrer cet article, je partage la première photo, prise le 1er Mars 2011 (hier).
« I am Bold », quand les mots ne viennent pas
En général, j'aime partager et écrire ici comment ma peinture est née, ce qui l'a inspirée, ce qui se cache derrière. Mais pour celle-ci et des raisons qui me sont actuellement inconnues, les mots ne viennent pas.
J'ai commencé avec l'intention d'être sauvage et intrépide. Laisser mes mains être guidées par ce qui voudrait en sortir, peu importe quoi. C'était une expérience étrange, c'est certain. Mais je voulais vraiment faire quelque chose en étant totalement "vierge", aucune attente. Et voici le résultat: une Déesse Guerrière. Mon Athena peut-être ?
Je pense qu'en ce moment, je traverse une période de profond besoin de me redéfinir mes contours. Ma période "I Am". De déclarer ma Vérité haut et fort, sachant qu'une fois énoncée je ne peux revenir en arrière. Assumant les erreurs du passé et allant de l'avant. J'ai besoin de creuser encore et de puiser au fond de moi ces messages qui doivent sortir. Et pour moi, cela passe par la création et l'écriture.
Au début, j'allais pour "I am Brave" (je suis courageuse); mais lorsque mon époux a vu la toile il m'a demandé "Tu ne penses pas que "I am Bold" conviendrait mieux ?" (bold=intrépide, audacieux) et BAM c'était là.
C'est loin de ce que je créé d'habitude je trouve, et pourtant je vois comme une continuité avec les récentes créations...
Pas que je n'ai rien de plus à ajouter, mais les mots ne semblent pas vouloir sortir et préférer rester enfouis et internes.
Alors peut-être que VOUS pouvez me dire ce que cette toile vous dit ?



















